FAQ
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Qu'est-ce que l'alcool ?
L’alcool est créé à partir de la fermentation de céréales et de fruits. Cette fermentation produit naturellement environ 15 % d’alcool. Les boissons fortement alcoolisées (donc avec des pourcentages d’alcool plus élevés) s’obtiennent en distillant des boissons peu alcoolisées. La distillation consiste à chauffer l’alcool pour obtenir de la vapeur qui sera ensuite liquéfiée pour donner le distillat. C’est ainsi qu’on fabrique la bière à partir de céréales, le vin à partir de raisins et les spiritueux à partir d’une grande variété de produits. Le genièvre est, quant à lui, issu de céréales, le cognac du raisin et la vodka de la pomme de terre.
L’alcool pur est un liquide transparent qui n’a ni couleur, ni goût particulier. Il est, en revanche, extrêmement toxique. Une bière contient en moyenne 5 % d’alcool, le vin 12 % et les spiritueux entre 35 et 80 %.
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J'ai besoin d'informations sur l'alcool pour l'école/mes études. Pouvez-vous m'aider ?
Notre site Internet est une vraie mine d’informations à ce sujet. La fonction de recherche, située en haut à droite de chaque page, permet de se renseigner sur des thèmes spécifiques.
Si, malgré vos recherches, certaines de vos questions restent sans réponse, vous pouvez nous écrire à info@aide-alcool.be
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Pourquoi a-t-on la gueule de bois quand on a trop bu ?
La gueule de bois est principalement due à la déshydratation du corps qui se produit quand on boit de l’alcool. Ainsi, plus on boit, plus on se déshydrate. Votre estomac est lui aussi extrêmement affecté, avec pour conséquence des nausées. Ensuite, la décomposition de l’alcool dans l’organisme libère encore d’autres substances toxiques, qui viennent renforcer la sensation de gueule de bois.
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Les alcools forts saoulent-ils plus vite que la bière et le vin ?
Un verre standard de spiritueux contient, en principe, autant d’alcool qu’un verre standard de bière ou de vin, à condition bien sûr que le verre soit servi comme dans les cafés ou bars. Les choses sont toutes autres quand on remplit un verre de bière avec de l’alcool fort. Il arrive que l’on soit plus vite ivre avec un spiritueux, même si l’on a respecté une unité standard, car l’alcool est alors moins dilué. Au contraire, la bière et le vin amènent l’ivresse plus progressivement.
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Le fait d'être à jeun joue-t-il sur les effets de l'alcool ?
Un bon repas avant de boire peut, en effet, faire la différence car l’alcool est plus rapidement assimilé par le sang quand l’estomac est vide. Les effets de l’alcool sont alors plus rapides et on est donc plus vite ivre.
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Quelle est la différence entre une boisson peu alcoolisée et une boisson sans alcool ?
Une bière peu alcoolisée ne peut pas contenir plus de 1,2 % d’alcool, mais l’étiquette « sans alcool » ne veut pas toujours dire qu’il s’agit d’une bière qui ne contient aucune trace d’alcool. La norme en vigueur est de 0,1 pour cent au maximum pour la dénomination « sans alcool ». Les boissons peu alcoolisées ou sans alcool peuvent aider certaines personnes à boire moins, mais elles seront probablement inefficaces si l’on souffre de graves problèmes d’alcool, car on ne casse alors pas la mauvaise habitude. Ces boissons peuvent même avoir l’effet inverse et inciter à une reprise de la consommation.
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Je prends des antibiotiques. Est-ce que cela veut dire que je ne peux rien boire ?
Cela dépend du type d’antibiotique que vous prenez. Néanmoins, dans tous les cas, l’alcool et les médicaments seront décomposés par le foie. Il est donc préférable de ne pas boire de manière excessive afin d’éviter de trop le solliciter.
Certains antibiotiques ne doivent pas être associés à l’alcool. Pour le savoir, il faut lire la notice du médicament concerné. Votre médecin de famille ou votre pharmacien·ne pourront aussi toujours vous renseigner à ce sujet.
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Pourquoi l'alcool est-il déconseillé pour les jeunes de moins de 16 ans ?
Les jeunes sont plus sensibles aux substances toxiques contenues dans l’alcool et ont donc plus de chances de souffrir de troubles cérébraux en lien avec la consommation. En règle générale, plus on est jeune, plus on est susceptible de développer une lésion cérébrale. Les adultes qui boivent beaucoup sont eux aussi concerné·es par ce risque, mais le cerveau des jeunes pourra être affecté par des quantités d’alcool bien plus faibles. En savoir plus sur les risques pour les jeunes
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Pourquoi est-ce que certaines personnes arrivent si bien à supporter l'alcool ?
Quelqu’un qui ne réagit pas beaucoup à l’alcool est souvent, en fait, un buveur régulier. Son organisme est habitué à ingérer ce type de boisson : c’est ce que l’on appelle la tolérance. Une bonne tolérance à l’alcool peut donc révéler une consommation excessive.
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Qu'est-ce qu'une intoxication alcoolique ?
L’alcool, en quantités très importantes, peut littéralement intoxiquer un individu, en amenant sa respiration et son cœur à s’arrêter. Certains facteurs, comme le fait d’être jeune, d’être une femme, d’avoir un faible poids corporel ou d’être à jeun augmentent les risques d’intoxication.
En savoir plus sur l’intoxication alcoolique -
Je bois trop et je voudrais m'arrêter. Est-ce qu'il existe un traitement de soutien ?
Il y a plusieurs possibilités. Certains médicaments peuvent endiguer les symptômes de sevrage, d’autres aident à réduire l’envie de boire ou encore rendent malade si de l’alcool est consommé. Il existe aussi des médicaments qui diminuent le plaisir lié à la consommation d’alcool. Nous vous conseillons d’en parler à votre médecin traitant. Ce dernier vous prescrira peut-être aussi de la vitamine B1. En revanche, il ne faut pas s’attendre à une « pilule magique » qui résoudrait tout instantanément.
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J'ai déjà essayé à plusieurs reprises d'arrêter de boire mais en vain. Où est-ce que je peux trouver de l'aide dans ma région ?
Le mieux est d’en discuter avec votre médecin traitant. Il existe aussi, à côté de cela, d’autres possibilités.
Infor-Drogues pourra assurément vous fournir de nombreuses adresses utiles dans votre région. Vous pouvez joindre ce service sous le couvert de l’anonymat au 02/227 52 52 (du lundi au vendredi de 8h à 22h et le samedi de 10h à 14h) ou poster votre message en ligne.
L’accompagnement en ligne de ce site peut également vous aider.
Quel que soit votre choix, nous vous recommandons de consulter votre médecin traitant.
En savoir plus sur l’accompagnement face aux problèmes liés à l’alcool -
Les problèmes d'alcool ou l'alcoolisme sont-ils génétiques ?
Il existe bien des facteurs génétiques qui orientent le mode de consommation d’une personne. On rencontre ainsi des familles où l’alcoolisme se transmet de génération en génération. En revanche, il n’y a pas de « gène de l’alcoolisme », même si certains gènes peuvent effectivement avoir une influence. Cela ne veut évidemment pas dire que les personnes nées avec ces gènes auront toutes des problèmes d’alcool. En effet, il existe toujours une influence mutuelle entre le patrimoine génétique, l’environnement et la personne concernée. De plus, il est probable que la transmission de ces problèmes de génération en génération soit favorisée par d’autres facteurs tels que l’éducation et les personnes que l’on prend comme modèles. Néanmoins, les personnes avec un tel bagage génétique seront dans tous les cas plus vulnérables.
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Peut-on parler de «personnalité alcoolique» ?
De nombreuses études se sont intéressées à une possible « personnalité alcoolique » ou à une « personnalité dépendante ». Finalement, ces recherches ont été abandonnées. Il est, en effet, impossible de définir ces personnalités, mais nous pouvons les classer dans deux grands groupes très généraux selon certaines tendances.
Les individus du premier groupe sont impulsifs, ont tendance à vouloir tout essayer très vite, recherchent des stimulations et connaissent peu de limites. Ils possèdent certains gènes qui les poussent à perdre le contrôle d’eux-mêmes. Ces personnes ne peuvent ainsi pas freiner leur consommation d’alcool ou d’autres substances. Ce groupe comprend en majeure partie des hommes qui ont souvent eu des problèmes de comportement durant leur enfance. En général, ces personnes présentent déjà des problèmes de dépendance avant l’âge de 21 ans.
Les individus du second groupe souffrent plutôt de sentiments négatifs, tels que l’angoisse ou la morosité. Ils ne boivent, en général, pas pour se stimuler mais pour apaiser ces sentiments négatifs, retrouver le moral ou se tranquilliser. Ce groupe comprend autant d’hommes que de femmes. Ces personnes possèdent aussi des gènes qui sont responsables, après un certain temps, d’une perte de contrôle. Mais les problèmes de dépendance, qui se développent beaucoup plus graduellement que dans le premier groupe, surgissent entre 25 et 45 ans.
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J'ai bu de l'alcool alors que je ne savais pas encore que j'étais enceinte. Mon bébé est-il en danger ?
Le fait de boire de l’alcool quand on est enceinte ne donne pas toujours lieu à des séquelles, mais il existe bien un risque accru de fausse couche et de complications chez le fœtus. Plus on boit, plus on s’expose à des risques. Il n’y a donc pas de raison de paniquer mais il faut dans tous les cas arrêter de boire.