Une consommation excessive et prolongée d’alcool ne touche pas uniquement la santé physique ou psychologique, mais peut également avoir des répercussions importantes sur la vie sociale, les relations, le travail ou la situation financière.
Ces conséquences apparaissent en général plutôt de manière progressive. Au début, elles peuvent sembler épisodiques et être vécues comme peu graves par soi ou par ses proches. Avec le temps, la consommation risque toutefois de faire s’accumuler ces conséquences et, indirectement, d'alimenter un cercle vicieux dans lequel les difficultés sociales favorisent à leur tour la consommation d'alcool.
Les relations avec les proches
L'alcool peut progressivement altérer la qualité des relations avec le partenaire, la famille ou les amis. Les comportements engendrés par la consommation d’alcool, qu’il s’agisse de mouvements d'humeur, de conflits répétés ou encore de promesses non tenues risquent de fragiliser la confiance et de limiter la communication.
Les proches peuvent également ressentir de l'inquiétude, de la colère, de l'incompréhension ou de l'épuisement. Avec le temps, les tensions peuvent s'installer durablement et conduire à un éloignement affectif, voire à des ruptures relationnelles.
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La vie professionnelle
Les effets négatifs de la consommation peuvent aussi se faire sentir dans sa vie professionnelle. Elle entraîne généralement de la fatigue, des difficultés de concentration, mais aussi des retards voire des absences répétées, qui nuisent à la qualité du travail. La consommation peut aussi avoir des répercussions sur la sécurité, en particulier dans les métiers où la vigilance est essentielle : travail sur des machines, conduite de véhicules…
En plus de son travail, les difficultés peuvent affecter les relations que l’on a avec ses collègues ou sa hiérarchie : des tensions voire des conflits peuvent apparaître, affectant la qualité de vie sur le lieu de travail au sens large. Dans les situations les plus compliquées, il y a un risque de perdre son emploi.
Les difficultés financières
La consommation d'alcool représente un coût qui peut devenir important lorsqu'elle est régulière ou importante. À cela peuvent s'ajouter des dépenses indirectes liées aux conséquences de la consommation : soins de santé, amendes, dégâts matériels, perte de revenus ou difficultés professionnelles.
Pour certaines personnes, ces dépenses peuvent entraîner un déséquilibre financier, un endettement ou des difficultés à faire face aux dépenses du quotidien.
L’isolement social
Avec le temps, certaines personnes ont tendance à réduire leurs activités ou à s'éloigner de leurs proches. Elles peuvent éviter certaines situations par honte, par peur du jugement ou parce que leur consommation prend une place de plus en plus importante dans leur quotidien.
Il arrive également que les relations se recentrent principalement autour de personnes qui consomment de la même manière. Ce rétrécissement du réseau social peut rendre plus difficile l'accès au soutien de l'entourage et compliquer les démarches de changement.
Des conséquences qui se renforcent mutuellement
Les difficultés relationnelles, professionnelles, financières ou l'isolement ne surviennent pas toujours séparément. Elles peuvent se renforcer les unes les autres : un conflit de couple peut augmenter le stress, des difficultés au travail peuvent fragiliser la situation financière, l'isolement peut accentuer le mal-être.
Ces conséquences sociales peuvent alors contribuer à maintenir la consommation d'alcool, créant un cercle dont il devient progressivement plus difficile de sortir. Heureusement, ce cercle n'est pas irréversible. Retrouver du soutien, renouer avec ses proches ou demander de l'aide sont souvent des étapes importantes vers le changement.
| À retenir : Plusieurs risques sociaux sont associés à une consommation à long terme. Parmi ces risques, on peut noter une dégradation de la qualité des relations avec les proches et les collègues, des difficultés à travailler adéquatement, des difficultés financières, ainsi que de l’isolement entraîné par la honte et la peur du jugement. Certaines de ces conséquences peuvent d’ailleurs se renforcer mutuellement, mais ne sont pas pour autant irréversibles. |